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Projections et table ronde organisées par Sofia Babluani (Eurimages) et Samantha Leroy (Fondation Jérôme Seydoux – Pathé) autour du cycle « Le cinéma muet géorgien, miroir d’une nation » (du 4 février au 3 mars 2026), en partenariat avec les Archives audiovisuelles et cinématographiques – Archives nationales de Géorgie et Centre National du Cinéma géorgien.
Jean Radvanyi est géographe, spécialiste de la Géorgie et du cinéma géorgien. Professeur émérite – Inalco. Auteur de Le Cinéma géorgien (Centre Georges-Pompidou, 1988) et de Russie, un vertige de puissance : 1986–2023 (La Découverte, 2023). Expert reconnu de l’espace post-soviétique, du Caucase et des dynamiques géopolitiques contemporaines.
Akakis Mogzaouroba (Le Voyage d’Akaki Tsereteli en Ratcha-Letchkhoumi)
URSS-Géorgie, 1912, 14’ (fragment)
Réalisation et photographie : Vassil Amachoukeli
Considéré comme le premier long métrage documentaire du cinéma géorgien, dont il ne reste plus qu’un fragment, le film suit le voyage du « roi de la poésie géorgienne » Akaki Tsereteli en Ratcha-Letchkhoumi, et ses relations avec les habitants de ces régions montagneuses de la Géorgie occidentale.
Suivi de
Christiné (Christine)
URSS-Géorgie, 1916, 25’ (film incomplet)
Réalisation et scénario : Alexandre Tsoutsounava, d’après le récit d’Egnaté Ninochvili
Photographie : A. Chhugermani, Aleksandre Digmelov
Décors : Dimitri Chevardnadze
Production : German Gogitidze
Avec : Antonina Abelichvili, Vaso Arabidze, S. Ankara, Grigori Kipchidze, B. Rostomachvili, Cecilia Tsoutsounava, M. Gogolachvili
Christine, la fille du paysan Datia, aime Jason. Mais celui-ci l’abandonne. Enceinte, elle ne trouve aucune aide dans son entourage et tente de se suicider. Abandonnant son enfant, elle trouve alors refuge à la ville chez une parente d’une de ses amies qui tient une maison close.
Format des copies : DCP
Provenance des copies : Archives nationales de Géorgie
Sofia Babluani est réalisatrice et chercheuse, doctorante de l’EHESS, dont la thèse porte sur la figuration de l’absence dans le cinéma. Elle représente la Géorgie auprès du fonds Eurimages. Elle conçoit et organise des événements culturels et rétrospectives consacrés au cinéma géorgien dans des institutions internationales. Son travail interroge la mémoire, la disparition et la transmission des images.
Avec :
Maia Varsimashvili : L’Influence de la littérature dans les premiers pas du cinéma géorgien
Maia Varsimashvili - Raphael, docteure en littérature comparée de l'Université Paris-Nanterre, diplômée en philologie et ancienne chercheuse à l'Université d’État de Tbilissi, est chargée de cours à l'INALCO (département Eurasie). Elle est également autrice et traductrice d'œuvres littéraires géorgiennes en français.
Nino Qavtaradze : Les débuts du cinéma en Géorgie et l’avant-garde des années vingt
Nino Qavtaradze est chercheuse en cinéma et spécialiste des archives filmographiques. Responsable du patrimoine cinématographique au Centre national du cinéma géorgien depuis 2019, elle pilote la préservation, la restauration et la diffusion du cinéma géorgien. Ses recherches doctorales portent sur la place des femmes dans le cinéma géorgien (1920–1950), croisant histoire soviétique, études de genre, propagande et censure.
Giorgi Kakabadze : Le travail des archives cinématographiques : entre héritage soviétique et reconstruction mémorielle post-1991
Giorgi Kakabadze est curateur des Archives audiovisuelles et cinématographiques – Archives nationales de Géorgie. Depuis 2001, il consacre son expertise à la préservation et à la valorisation du patrimoine cinématographique, photographique et sonore géorgien. Sous sa direction, plus de 80 films emblématiques ont été restaurés, faisant référence dans le domaine de la restauration numérique.
Jean Radvanyi : Focus Kote Mikaberidze, figure emblématique du cinéma géorgien
Jean Radvanyi est géographe, spécialiste de la Géorgie et du cinéma géorgien. Professeur émérite – Inalco. Auteur de Le Cinéma géorgien (Centre Georges-Pompidou, 1988) et de Russie, un vertige de puissance : 1986–2023 (La Découverte, 2023). Expert reconnu de l’espace post-soviétique, du Caucase et des dynamiques géopolitiques contemporaines.
Gabrielle Chomentowski : Identités et langues nationales dans les républiques soviétiques : les intertitres comme marqueurs culturels, de l’ère muette à l’avènement du cinéma parlant
Gabrielle Chomentowski est chargée de recherche au CNRS (CHS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et spécialiste de l’histoire soviétique et du cinéma. Docteure en science politique, ses travaux explorent les dimensions sociales et culturelles du cinéma, notamment la politique des nationalités en URSS et les circulations culturelles pendant la Guerre froide.
Ces rencontres sont précédées et suivies de la projection de deux films présentés dans le cadre du cycle de cinéma et accompagnés par un pianiste improvisateur pour lesquels des billets doivent être achetés aux tarifs habituels :
14h30 : Marili Svanets (Le Sel de Svanétie, 1930) de Mikhaïl Kalatozov, présenté par Jean Radvanyi
19h30 : Tchemi bebia (Ma grand-mère, 1929) de Kote Mikaberidze, présenté par Nino Qavtaradze
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