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FONDATION JÉRÔME SEYDOUX-PATHÉ

Exposition temporaire

Fellini : Maestro !

Du  05/10/23  au  23/03/24 

SANS RÉSERVATION



FELLINI : MAESTRO !

L’hommage de la Fondation Pathé et du cinéma Pathé les Fauvettes au cinéaste


Exposition Fellini : Maestro ! à la Fondation Pathé

Du 5 octobre 2023 au 23 mars 2024

&


ACTUELLEMENT : Une sélection haute en couleurs des films

de Federico Fellini sur LaCinetek


L’exposition Fellini : Maestro ! se prolonge sous une forme réduite jusqu’au 23 mars. Sur deux niveaux d’exposition, la Fondation Pathé présente Fellini vu par la portraitiste Elisabetta Catalano et plus de 650 photographies et documents de La dolce vita.

A travers une sélection de documents, Fellini : Maestro ! s’intéresse également au processus de création des films, à leur part autobiographique et au rapport de Fellini avec les spectacles populaires.


Federico Fellini a imposé un style et un regard inspiré de ses rêves, de ses expériences et de ses angoisses, autant que de ses fantasmes. Des Vitelloni à La dolce vita, de Huit 1/2 à Amarcord, de Roma à Intervista, les films sont à la fois introspectifs, évocateurs d’une société et reflets des obsessions et des rêves d’un cinéaste de génie. Ils jalonnent l’histoire des images et de la scène pendant la seconde moitié du siècle, depuis les numéros de music-hall et les salles de cinéma jusqu’aux shows de la télévision.


Au cœur des studios romains de Cinecittà, Frederico Fellini a produit une œuvre universelle, singulière et pharaonique, façonnée comme une fable moderne. Reconnu dans le monde entier, il a notamment été récompensé par cinq Oscars, une Palme d’or et par le Prix Impérial au Japon. Il a été le premier cinéaste étranger couronné par le Film Society of Lincoln Center de New York. Outre de nombreux hommages internationaux, il a été récompensé en Italie par deux Lions d’argent et un Lion d’or, par quinze Rubans d’argent et six David di Donatello.



Chez Federico Fellini, il y a toujours des excès de réalisme.

Alberto Moravia


Imagination et évolution

Après des débuts à Rome comme dessinateur de presse, Fellini collabore avec Roberto Rossellini (Rome ville ouverte, Païsa). Il passe à la réalisation avec Les Feux du music-hall (avec Lattuada, 1950), Le Cheick blanc (1952) et Les Vitelloni (1953) puis s’impose dans le monde entier avec La Strada (1954) et La dolce vita (1959). Portrait introspectif d’un metteur en scène, Huit et demi (1963) constitue un tournant dans sa carrière. Il réalise par la suite Fellini Roma (1972), Amarcord (1973) ou encore Et la nave va (1983). La Voce della luna en 1990 sera le dernier titre de sa filmographie qui compte plus de vingt réalisations, plusieurs courts-métrages et quelques publicités.

Federico Fellini aborde des thèmes qui deviennent comme des motifs dans l’ensemble de son œuvre : la rédemption, l’oisiveté et l’errance dans Rome, la séduction des femmes, la fête et la nuit, le miracle, le sacré et le profane, mais aussi les médias et la marchandisation de la religion, le désir et la culpabilité …

Ses films parlent d’errance et de rédemption (La Strada, Les Nuits de Cabiria, Il Bidone). Ils sont à la fois le reflet de ses obsessions (La Dolce vita, Huit et demi …), des hommages (Roma, La Cité des femmes …) et des souvenirs (I Vitelloni, Amarcord) ou encore des réflexions sur les spectacles et l’illusion (Les Feux du music-hall, La Tentation du Docteur Antonio, Ginger et Fred…) et sur la société de consommation (La voce della luna). Fellini fait le choix de ne pas livrer une réflexion sur l’état du monde mais l’évolution de la société, qui s’observe dans presque chacun de ses films, n’est pas sans se teinter de nostalgie et de désarroi dans les derniers films (Et vogue le navire, Intervista, La voce della luna).

Trente ans après sa disparition, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et le Pathé Les Fauvettes s’associent pour lui consacrer une exposition et une rétrospective de films.