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Dans le cadre du partenariat avec l’association Kinétraces, Alessandro Cariello* présente La grazia (Aldo De Benedetti, 1929)
(20 minutes de présentation / 1h45 de projection)
1929 – 1h45
Italie
Réalisation : Aldo De Benedetti
Scénario : Gaetano Campanile Mancini, d’après la nouvelle de Grazia Deledda
Photographie : Ferdinando Martini
Décors : Alfredo Montori, Umberto Torri
Production : Adia, Orplid-Film GmbH, Sofar-Film
Avec : Carmen Boni, Giorgio Bianchi, Bonaventura Ibáñez, Piero Cocco, Ruth Weyher, Giacomo Moschini, Umberto Cocchi, Giuseppe Pierozzi
Le jeune héritier Elias a promis d’épouser la bergère Simona mais, au cours d’un voyage, il est sauvé d’une avalanche par une femme fatale dont il tombe amoureux.
Troisième et ultime réalisation pour le grand écran du scénariste et dramaturge Aldo De Benedetti, La grazia (1929) figure parmi les rares films conservés de l’Artisti Direttori Italiani Associati. Ambitionnant au renouveau d’une cinématographie italienne en crise, l’œuvre apparaît au crépuscule de la période muette. Une telle ambition, soutenue par la présence de la diva Carmen Boni et une coproduction internationale, s’inscrit paradoxalement dans la tendance régionaliste consacrée à la Sardaigne agro-pastorale dite deleddismo. Adaptée d’une nouvelle de Grazia Deledda, seule femme italienne ayant reçu le Nobel de littérature, La grazia ne se réduit pas pourtant au folklore régional ni au pittoresque atemporel et exotisant. Les passions nées de l’amour entre une bergère et un héritier étranger, retenu dans la demeure luxueuse d’une femme fatale, s’y déploient alors avec un soin formel qu’Alessandro Blasetti saluait pour « le sens formidable du cadre », sans négliger l’élément anthropologique.
*Alessandro Cariello est doctorant et ATER en études cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Dirigé par José Moure, il prépare une thèse autour des sensibilités paysagères dans le cinéma italien des années soixante. Ses axes de recherches portent sur l’esthétique et l’histoire du cinéma italien, du muet au contemporain, le cinéma SF hollywoodien des années cinquante ainsi que sur le cinéma des migrations dans l’espace méditerranéen. Membre de l’association de recherche Kinétraces, il a coorganisé des colloques transdisciplinaires au sein de l’Institut ACTE et anime le Ciné-club de l’École des Arts de la Sorbonne au cinéma Saint-André des Arts à Paris.
La séance est accompagnée par un pianiste issu de la classe d'improvisation de Jean-François Zygel (CNSMDP).
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