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FONDATION JÉRÔME SEYDOUX-PATHÉ

CYCLES

Maurice Mariaud

Du  11/12/19  au  20/12/19 


De Marseille à Alger en passant par Lisbonne, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé revient sur la carrière de Maurice Mariaud, un réalisateur qui a voyagé à travers le cinéma muet.

Après avoir débuté comme acteur dans les films de Louis Feuillade et de Léonce Perret, Mariaud se lance à son tour dans la réalisation. En 1913, il entreprend « Au pays des lits clos », un drame qui se déroule dans la Bretagne des pêcheurs et des gardiens de phares. Cette thématique marine le suivra tout au long de sa profession. En 1919, Mariaud lui-même portera la tenue reconnaissable du docker marseillais (« Quand la raison s’en va »).

Au Portugal, un homme d’affaires s’intéresse au cinéma et fait venir des cinéastes français dont Maurice Mariaud. Là-bas, il réalise trois films importants pour l’histoire du cinéma muet portugais. En s’inspirant librement de la culture lusophone, il imagine à nouveau un drame marin en décors naturels (« Os Faroleiros », 1920), il rend hommage à l’œuvre du peintre portugais José Malhoa (« O Fado », 1922) et il y adapte le succès littéraire de Júlio Dinis (« As pupilas do Senhor Reitor », 1924).

Revenu en France, Maurice Mariaud retrouve celui qui a fait trembler le tout Paris : René Navarre, plus connu sous le nom de Fantômas. Le cinéaste lui attribue le rôle comique d’un vagabond qui, par le plus grand des hasards, fait fortune (« Mon Oncle », 1925). À la veille du parlant, Mariaud entreprend un film policier (« Le Secret du Cargo », 1929) entre Marseille et Alger, les deux villes de son enfance.


Remerciements sincères à Frédéric Monnier, petit-neveu du cinéaste, disparu depuis peu, et qui a vivement participé à l’élaboration de cette programmation « Redécouvrir Maurice Mariaud ». Nous souhaitons commémorer sa mémoire et saluer son travail dans la réhabilitation de Maurice Mariaud dans l’histoire du cinéma français.



Au programme : Au pays des lits clos (1913), Quand la raison s’en va (1919), Le Crépuscule du cœur (1916), Les Mouettes (1917), le Nocturne à la poupée (1917), Os Faroleiros (1922), O Fado (1923), As Pupilas do Senhor Reitor (1923), Mon Oncle (1924), L’Aventurier (1924), Le Secret du Cargo (1929).



Toutes les séances sont accompagnées par les pianistes issus de le classe d'improvisation de Jean-François Zygel (CNSMDP).


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