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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Ven. 08 Février 2019 à 17h30

Ven
08
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17h30
Programme : Prouver, prédire, manipuler le temps (1h05)

 

 

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé propose une nouvelle exploration du cinéma muet européen et américain, autour de l’art de voyager dans le temps. Procédés techniques et formels, trucs et effets spéciaux, animation ou prise de vue réelle, le cinéma découvre et élabore sa souplesse narrative et la mobilité temporelle qu’elle permet. Reconstituer le passé avec précision ou fantaisie, anticiper un avenir plus ou moins imaginaire, reparcourir l’évolution et les métamorphoses du monde et des hommes à travers les âges, confronter les époques et les civilisations : ce sont toutes ces facettes du voyage dans le temps que fait miroiter cette programmation thématique.

 

Toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d'improvisation de Jean-François Zygel (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris).

 

Programme "Prouver, prédire, manipuler le temps" (1h05)

La séance du 08/02 est présentée par Marion Polirsztok*

 

Onésime horloger, Jean Durand, 1912 (5’23)

Comment vivre vingt ans en quarante minutes ? Demandez à Onésime, maître des horloges et du cinéma. Pour toucher un héritage, il n’hésitera pas à accélérer le temps de la vie comme celui du film, où l’agitation parisienne des années 1910 s’accorde avec l’agitation du nouvel art cinématographique et de ses trucages.

Le film est projeté en version numérique, la copie provient de Gaumont Pathé Archives. 

 

Le Miroir magique, 1909 (4’10)

Un cambrioleur assassin, un élève turbulent et un mari volage revivent leurs méfaits par l’intermédiaire d’un « miroir hypnotique » qui n’est autre qu’un écran de cinéma. Enregistrer, rembobiner, projeter : le cinéma devient la preuve de ce qui a été, du passé dans le présent. Le lien à l’hypnose est particulièrement intéressant car le cinéma est également partie prenante d’un voyage dans la psyché moderne.

Le film est projeté en version numérique, la copie provient de Gaumont Pathé Archives. 

 

Le cheveu délateur, Emile Cohl, 1911 (6’18)

Donne-moi un cheveu, je te dirai qui tu es ! Un bon père de famille confie à un mage magnétiseur un cheveu du soupirant de sa fille, afin de voir l’avenir du jeune homme. Le cheveu révèle les pires aventures et le père chasse le soupirant, vite remplacé par l’habile mage. La prédiction inventée par Emile Cohl donne à penser le futur comme une métamorphose continue d’une simple ligne (le cheveu), qui relie l’enchaînement fantaisiste des conséquences d’une vie aventureuse.

Le film est projeté en version numérique, la copie provient de Gaumont Pathé Archives. 

 

Cagliostro, 1910 (13’23)

Cette « énigme historique » est une plongée dans l’univers des médiums et des alchimistes, des bohémiennes et des spirites. Fumée, miroir, cheminée, carafe en verre, eau sont autant de surfaces où voir le futur et prédire l’avenir, à l’aube des bouleversements de la Révolution. Les visions troublent le présent et la temporalité linéaire du film, initiant les capacités du cinéma à se déplacer sur la ligne du temps.

Le film est projté en 35mm, la copie provient du CNC. 

 

Christophe Colomb 1904, (12’)

Production : Pathé frères

Exploration, cette bande présente d’abord les tableaux plus exotiques qu’historiques du débarquement de Colomb en « Amérique ». Revenu en pleine gloire à Barcelone, il tombe en disgrâce et est emprisonné. Dans sa cellule, il revoit sa gloire passée. Le tableau final est une allégorie de l’apothéose du « grand homme » statufié, auquel les nations contemporaines rendent hommage et dont l’histoire est envisagée à l’aune des siècles.

Le film est projeté en version numérique, la copie provient de Gaumont Pathé Archives. 

 

Christophe Colomb 1910, (8’)

Gaumont Fiction.

Cette version de l’histoire de Colomb est tournée vers sa « vision », comme le dit un carton, dont le symbole est la carte du monde montrée en plan rapprochée au début du film et qui accompagne le personnage tout du long. Un plan subjectif à travers les barreaux de sa cellule vient signifier la fin de son rêve dans ce monde-là, et c’est depuis la prison que Colomb a sa « dernière vision : la certitude de sa gloire future », à savoir son propre monument Piazza Acquaverde à Gênes, inauguré en 1862. Enfin, voir cette version après celle de 1904, c’est aussi faire un voyage dans le temps…de l’histoire du cinéma !

Le film est projeté en version numérique, la copie provient de Gaumont Pathé Archives. 

 

André Chénier d’Etienne Arnaud, 1910 (14’)

Dans ce film de reconstitution historique inspirée par la vie du poète André Chénier, et après Cagliostro, l’époque troublée de la Terreur est à nouveau propice aux visions tourmentées de l’avenir. Les temps, passé, présent et futur se superposent dans les scènes de visions, fantomales ou poétiques.

Le film est projté en 35mm, la copie provient du CNC. 

 

*Marion Polirsztock est docteure en esthétique et histoire du cinéma, spécialiste du cinéma muet américain

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

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