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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Sam. 25 Septembre 2021 à 16h00

Sam
25
SEPT
16h00
Séance Kinétraces - "La Fille de l'eau" de Jean Renoir, 1924 (1h13)

 

La Fille de l’eau

de Jean Renoir (1924)

Présenté par Philippe de Vita* (20 min de présentation)

La séance est suivie d'une signature de son ouvrage Dictionnaire Jean Renoir, du cinéaste à l'écrivain (Honoré Champion, 2020). 

 

Réalisateur : Jean Renoir

Scénariste : Pierre Lestringuez

Photographie : Jean Bachelet, Alphonse Gibory

Décorateur : Jean Renoir

Société de production : Les Films Jean Renoir

Interprètes : Catherine Hessling (Gudule), Pierre Philippe (oncle Jeff) (oncle Jeff Rosaert), Pierre Champagne (Justin Crépoix), Maurice Touzé (la Fouine), Georges Térof (Monsieur Raynal), Madame Fockenberghe (Madame Raynal)

Gudule, une jeune orpheline exposée à la haine des villageois, vit sur une péniche où elle est martyrisée par son oncle Jeff. Elle s'enfuit.

 

Voir La Fille de l'eau (1925) permet d'observer les débuts de Jean Renoir, le futur cinéaste de La Grande Illusion  et La Règle du jeu. À cette époque il hésite encore entre une vocation pleinement artistique et une volonté de simple producteur. Il se cherche encore. Lui qui affirmera après coup n'avoir, comme spectateur, aimé alors que le cinéma anglo-saxon, de Stroheim à Chaplin, le voilà qui, dans La Fille de l'eau, se laisse tenter par des expérimentations formalistes que ne renierait pas le cinéma français impressionniste de l'époque. En filmant les champs, les bords de l'eau et son épouse Catherine Hessling qui n'est autre que le dernier modèle de Pierre-Auguste, Jean Renoir semble suivre les traces de son père, mais il ne cesse de se demander simultanément comment il peut, dans un dialogue fructueux, s'en démarquer et trouver sa voie grâce à la spécificité du cinéma.

Dans ce film, on suit les malheurs de Gudule, fille d'un marinier mort en se noyant. Elle se retrouve seule avec son oncle qui veut abuser d'elle. Persécutée, elle se réfugie dans une forêt où elle fait un rêve.

Renoir déclara dans ses mémoires : « La Fille de l'eau était une histoire sans importance littéraire. Lestringuez et moi avions écrit ce scénario pour mettre en valeur les qualités plastiques de Catherine Hessling. La magie de la forêt de Fontainebleau nous y aidait. L'intrigue était au second plan de nos préoccupations. Elle n'était qu'un prétexte à des plans présentant une valeur purement visuelle ». Cela est perceptible notamment dans cette scène de rêve mémorable qui a pu plaire aux surréalistes. Renoir aime alors les trucages qui ne sont qu'une forme de l'artifice dont il aura toujours le goût. Ce n'est que quand le cinéma pourra enregistrer le son qu'il orientera sa création vers davantage de réalisme social. La Fille de l'eau arbore les traits d'un mélodrame, et non pas d'une satire.

Philippe De Vita

DCP / Restauration 4K par Studiocanal, avec le soutien du CNC. Ressortie par Tamasa Distribution en 2019.

 

*Philippe De Vita est docteur en langue et littérature françaises et chercheur associé au laboratoire POLEN de l’Université d’Orléans. Ses recherches portent sur les rapports entre cinéma et littérature. Il est l’auteur du Dictionnaire Jean RenoirDu cinéaste à l’écrivain (Ed. Honoré Champion, Paris, septembre 2020) dont une séance de signature sera organisée 27 mars 2021, à l’issue de la projection de La Fille de l’eau, au Studio de la Fondation Jérôme Seydoux - Pathé.

 

Présentation obligatoire d'un pass sanitaire à partir de 18 ans. 

Plus d'informations

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

PROGRAMME COMPLET
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