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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 09 Avril 2019 à 19h00

Mar
09
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19h00
Programme "Ville moderne" (45min) Présenté par Philippe-Alain Michaud

Du 10 au 30 avril 2019, en partenariat avec le Centre Pompidou, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé propose un cycle consacré au cinéma des premiers temps et à ses liens avec les avant-gardes artistiques. Toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d'improvisation de Jean-François Zygel (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris).

 

 

 

 

 

 

La séance du mardi 9 avril à 19h est présentée par Philippe-Alain Michaud *

Programme : « Ville moderne » (45min)

 

À la fin du XIXe siècle, l’inauguration des premières lignes de tramway et des premiers métros vectorialisent et accélèrent les déplacements tandis que l’implantation d’un réseau d’éclairage urbain transforme la nuit en un second jour paradoxal. Dans la ville moderne, c’est-à-dire la ville électrifiée, le cinéma, apparu à la même époque, verra aussitôt se réfléchir ses propriétés comme dans un miroir. La vitesse à laquelle le promeneur moderne se déplace dans l’espace urbain et qui lui donne une sorte d’ubiquité trouve un équivalent dans la succession rapide des images que permet le montage ; et de même que les rails du métro ou du tramway sur lesquels la caméra est montée apparaissent comme une métaphore visuelle du défilement mécanique et régulier de la pellicule, les lumières électriques deviennent les métaphores de la projection : de nuit, les édifices et les rues se réduisent à des constellations lumineuses, les structures architecturales, les figures et les inscriptions se confondent en un même système de signes fluorescents qui brillent dans la nuit urbaine comme les images scintillent sur l’écran dans l’obscurité de la salle.

 

 

Avenue de l’Opéra, 1900 (1min)

Réalisation : Alice Guy

La cinéaste Alice Guy expérimente avec cette vue de l'avenue de l'Opéra à Paris les principes du défilement logique de la projection. Projetée à l'envers cette scène ordinaire révèle son potentiel comique.

Version numérique DCP - Gaumont-Pathé Archives

 

Jeux des reflets et de la vitesse, 1923-1925 (6min)

Réalisation : Henri Chomette

Henri Chomette transforme le Paris des années 1920 en une symphonie dynamique par la multiplification des effets de reflets, de rythmes et de décadrages. Le ciné-oeil de la caméra démultiplie les possibilités de l'oeil humain.

Version numérique DCP - Lightcone.

 

Manhatta, 1921 (12min)

Réalisation : Paul Strand et Charles Sheeler

Collaboration du peintre Charles Sheeler et du photographe Paul Strand, Manhatta est l’adaptation d’un hymne à la ville moderne de Walt Whitman issu du recueil Leaves of Grass. Présenté en 1921 à Paris sous le titre Fumées de New York, au cours de la fameuse soirée du Coeur à barbe organisée par Tristan Tzara, il est parfois considéré comme le premier film d’avant-garde réalisé aux États-Unis. Manhatta est tourné en plans fixes et, pour l’essentiel, en plongées : Sheeler et Strand utilisent l’architecture des gratte-ciels pour mettre en question le primat optique de l’horizontale dans le traitement du paysage urbain. Ils dénaturalisent l’expérience du film en exploitant la verticalité de la ville moderne dont New York apparaît comme l’archétype.

Copie 35mm, prêt en provenance des collections du Centre Pompidou - Mnam / Cci, Paris.

Remerciements à Bruce Posner pour son aimable autorisation.

 

Skyscraper Symphony, 1929 (9min)

Réalisation : Robert Florey

La netteté de ‘Skyscraper Symphony’ contraste avec les autres ‘scenics’ new-yorkais produits durant les années 20. Trompant la perspective, la caméra de Robert Florey lève directement les yeux vers les imposants mastodontes de béton. Et il est difficile de dire si le film imite la forme symphonique comme le suggère son titre. » - Bruce Posner.

Version numérique DCP - Lightcone.

 

Interior New-York Subway,14th Street to 42nd Street, 1905 (5min)

Réalisation : G.W. Bitzer

Le film documente la dernière merveille de New-York, le métro, moins de sept mois après son ouverture. Voyage en temps réel sur la ligne de métro de Lexington Avenue à Manhattan.

Copie 16mm - Lightcone

 

Nuits électriques, 1928 (10min)

Réalisation : Eugène Deslaw

Eugène Deslaw, cinéaste expérimental d’origine ukrainienne réalise avec Nuits électriques un ciné-poème sur le thème néo-baudelairien, très conventionnel dans la cinématographie et la photographie de la fin des années 20, des lumières de la ville.  Sur un fond de ciel nocturne, il fixe sur la pellicule les lumières de Paris, Prague, Londres et Berlin. Il filme les enseignes lumineuses, les vitrines éclairées, joue avec les lumières, les fait clignoter, les inverse, les sur-imprime avant d’enregistrer, comme la résolution des lumières électriques de la ville, un grand feu d’artifice.

Version numérique muette - prêt en provenance des collections du Centre Pompidou - Mnam / Cci, Paris.

 

Coney Island at night, 1905 (4min)

Réalisation : Edwin S. Porter

Panoramiques et détails de Luna Park et Dreamland.

Version numérique DCP - Lightcone

 

Lichtspiel Shwarz-Weiss-Grau, 1930 (5min)

Réalisation : Laszlo Moholy-Nagy

 « Superpositions d'objets métalliques et d'ombres. Ombres réapparaissant ; soudain, l'ombre d'un ballon, auréolée de lumière crue, se jouant sur l'ombre antérieure. L'accessoire lumineux tourne sur lui-même ; on le voit d'en haut, d'en bas, de devant et de derrière ; dans un mouvement lent, accéléré, ralenti, inversé. Une masse de détails. Une grosse boule rouge et brillante roule de gauche à droite. De droite à gauche sans s'arrêter. Image positive et négative, éblouissement, prismes qui se défont sans cesse. Mouvements, grilles étranges qui se déplacent. Filtres "ivres", barreaux. Regards jetés par de petites ouvertures ; diaphragmes automatiques. Éclair lumineux, mouvant, aveuglant. Spirales tournoyantes, qui toujours reviennent. Toutes les formes solides se dissolvent en lumière. » Laszlo Moholy Nagy (scénario du film)

Version numérique DCP - Lightcone

 

* Philippe-Alain Michaud est conservateur au Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou, chargé de la collection des films. Il prépare actuellement, avec Ada Ackerman, une exposition consacrée à Eisenstein : L’œil extatique : Sergei Eisenstein à la croisée des arts (Centre Pompidou-Metz, septembre 2019- février 2020).

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Offre spéciale valable pour toutes les séances du cycle (du 9 au 30 avril 2019) :

Détenteurs de la carte POP' du Centre Pompidou - tarif réduit : 4€

 

 

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

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