27/11/2017

Exotiques

du 3 janvier au 4 février 2018

 

Le Musée national des arts asiatiques-Guimet et la Fondation Jérôme Seydoux Pathé s'associent autour d'une rétrospective intitulée "Exotiques". Ce cycle se propose de parcourir les différentes images de l'exotisme que donne à voir le cinéma des premiers temps. Une vision de l'Extrême-Orient qui fascine les cinéastes et qui oscille entre fantasmes magiques et désir d'exploration. Preuve en sont les personnages de magiciens chinois chez Gaston Velle, l’hindou en lévitation dans Le Chant de l'amour triomphant de Vyacheslav Tourjansky (1923) ou la danse mystique d'Alla Nazimova dans The Red lantern d’Albert Capellani (1919).

Face à cette vision hallucinée de l’Asie, des réalisateurs explorateurs partent sur le terrain et croquent le réel sur le vif. Le mythe est toujours présent mais s'incarne en décor réel. Cooper et Schoedsack, réalisateurs du fameux King-Kong (1934), auront ainsi d’abord trouvé le singe dans la jungle siamoise de Chang (1927).

Cette vision de l’Extrême-Orient se teinte d’enjeux politiques, entre péril jaune, japonisme et colonisation. Ce sont ces différentes images exotiques que le cycle parcourt, égrainant les noms d’acteurs, de Sessue Hayakawa à Lon Chaney, et de réalisateurs, Josef von Sternberg ou Max Ophuls, qui ont dessinés nos fantômes et nos fantasmes asiatiques.

En lien avec l’exposition Enquêtes vagabondes, le voyage illustré d’Emile Guimet en Asie, le Musée national des arts asiatiques – Guimet et la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé retracent depuis la naissance du cinéma, l’image que les réalisateurs français, américains et allemands avaient du continent. Une plongée dans le(s) regard(s) exotique(s) du début du 20e siècle.

 

Les films muets sont accompagnés au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.