Ateliers pédagogiques
Détail des programmes
Pour apprendre à découvrir et apprécier les films muets, la Fondation propose deux ateliers, autour de la couleur et de la pellicule.

Voir des films datant des premières années du cinéma n’est pas toujours facile pour le jeune public, peu habitué à regarder des images muettes, souvent en noir et blanc. Mais passé les préjugés qualitatifs, ces œuvres transmettent encore leur part de magie. Pour apprendre à découvrir et apprécier ces films, la Fondation propose aux scolaires deux ateliers autour des techniques du cinéma, et notamment des techniques liées à l’histoire de Pathé, première grande industrie cinématographique.

Les ateliers se déroulent dans la galerie des appareils, au cœur de la collection. Ils se poursuivent dans la salle de projection par une séance de films muets accompagnée au piano.

L'inscription à ces ateliers est gérée par les Professeurs de la Ville de Paris, dans le cadre des activités de découverte.
 
Horaires : les jeudis entre 9h et 11h

Les Sept châteaux du diable, 1901, coll. Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

La couleur dans les films muets
Public : Grande section de maternelle - CP - CE1
 
Durée : 1h30 environ
 
Grâce à la mouvance des images projetées, le cinéma offre l’illusion de la réalité. Mais contrairement aux spectacles de lanterne magique et aux jeux d’illusions d’optiques, il est, comme la photographie, en noir et blanc. Or, la couleur est un élément aussi naturel que le mouvement. C’est pourquoi, dès la naissance du cinéma, les industries cinématographiques inventèrent des procédés pour redonner la couleur aux images. Teintage, virage, coloriage au pinceau ou au pochoir furent les premières techniques employées sur la pellicule pour donner l’impression de la réalité ou pour nous inviter à entrer dans un monde imaginaire et féérique, bien loin de la vraisemblance.
Cet atelier étudie de manière ludique les principes de cette mise en couleurs. Il permet de comprendre comment était réalisé le coloriage des films, véritable prouesse technique dont le Pathécolor fut le procédé le plus abouti.

photo J. David, 1907, coll. Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

La pellicule cinématographique ?
Public :  CE2 – CM1 - CM2
 
Durée 1h30 environ
 
La pellicule cinématographique ? Depuis que cette petite bande souple et transparente disparaît des tournages et des salles cinémas, nous en oublions son utilité, et même la signification du mot. Pourtant elle fut le premier support qui permit au cinéma d’exister. En se déclinant sous plusieurs largeurs, elle accompagna aussi nos habitudes de cinéphiles de salon et de cinéastes amateurs. Pour que les images puissent s’animer sur un écran, la pellicule devait suivre un parcours bien précis, dans la caméra et le projecteur. La découverte de ces machines faites d’engrenages et de rouages nous apparaît souvent mystérieuse et compliquée. Leur conception obéissait aux contraintes techniques et mécaniques de la pellicule. Pour comprendre quelques principes de fonctionnement du cinéma, pourquoi ne pas manipuler ces appareils ? L’occasion est donnée ici de « faire du cinéma » à la manière de nos grands-parents et de nos arrière-grands-parents, en s’entrainant à faire tourner des appareils Pathé-Baby, dont la simplicité de manipulation a permis au cinéma d’entrer dans les foyers.