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PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 29 Juin 2021 à 19h00

Mar
29
JUIN
19h00
COMPLET : Séance spéciale : "L’Arlésienne" de André Antoine, 1922 (1h42)

 

 

 

Séance présentée par Manon Billaut*, précédée d'une rencontre-signature de son livre André Antoine au cinéma, une méthode expérimentale (Mimésis, 2021) au Studio (café-librairie) de la Fondation Pathé, à 18h.

 

SEANCE COMPLETE

 

 

 

 

L’Arlésienne (1922) 1h42

Réalisation : André Antoine

Production :    Société d’Éditions Cinématographiques
Distribution : Pathé Consortium Cinéma

Scénario : André Antoine, d’après la pièce d’Alphonse Daudet

Interprètes :    Marthe Fabris, Lucienne Bréval, Berthe Jalabert, Maggy Deliac, Gabriel de Gravone, Louis Ravet, Charles de Rochefort, Léon Malavier

Frédéri rencontre l’Arlésienne et en devient fou d’amour. Devant les réticences de sa mère à épouser une catin, Frédéri accepte d’épouser Vivette. Sa rencontre inopinée avec Mitifio, l’amant de l’Arlésienne, réveille son amour.

 

 

L’Arlésienne, réalisé d’après la nouvelle d’Alphonse Daudet, est le dernier film d'André Antoine et le seul de sa filmographie produit par la Société d’éditions cinématographiques. Antoine connaissait bien ce texte qu'il avait plusieurs fois mis en scène sur les planches de l'Odéon. En 1918, le projet fut lancé avec son producteur Pierre Decourcelle. Antoine fit une première fois le voyage en Provence pour y peaufiner son scénario, avant de s'y rendre à nouveau pour les repérages à l'été 1921 avec ses deux opérateurs Pierre Trimbach et Léonce-Henri Burel ains que son assistant Georges Denola. Tourné entièrement en décors naturels, le film bénéficia des bonnes conditions météorologiques du Sud de la France pendant l’été. Antoine dut néanmoins recourir à la lumière artificielle pour les scènes d’intérieur.

Comme à son habitude, Antoine met en valeur la richesse du patrimoine local en filmant les arènes, la cathédrale Saint-Trophyme, le marché des Alyscamps et la campagne alentour. L’histoire alterne entre le centre-ville d’Arles où vit l’Arlésienne et la ferme du Castelet près des Saintes Marie de la mer où réside Frédéri avec sa famille de paysans. Les acteurs, à la fois issus du théâtre (Gabriel de Gravone, Berthe Jalabert, Lucienne Bréval), du music-hall (Marthe Fabris) ou non-professionnels (Maguy Deliac), épousent un jeu très naturel. Vêtus et coiffés typiquement, ils se fondent dans le décor et se mêlent aux locaux, comme le souligna la presse cinématographique : « La mise en scène de M. Antoine de ce chef d’œuvre est empreinte d’une belle couleur de terroir » (Le Cinéma et L'Echo du cinéma réunis, 6 octobre 1922). Le film, accompagné d’une liste musicale spécialement composée par Gabriel Diot, reçut un franc succès. On s’enthousiasma pour l’interprétation de Marthe Fabris et la vérité donnée à l’œuvre de Daudet.

Aux vues des rushes, le producteur Decourcelle fut néanmoins déçu du résultat et exigea le tournage de quelques scènes supplémentaires, sans que le réalisateur, qui se détacha du projet car agacé de ces remaniements, ne fut présent. Malheureux de cette dernière expérience, Antoine décida ainsi de mettre fin à sa courte carrière cinématographique, déclarant solennellement : « Si j’avais vingt ans de moins, au lieu de bavarder, je ferais le Cinéma-Libre, libre des routines, des combinaisons, des trusts et des paresseux qui l’ont mené là où il est tombe ».

 

 

*Manon Billaut est responsable de la collection films de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé. Elle a soutenu une thèse sur la pratique cinématographique d’André Antoine à l’Université Paris 3 en 2017, avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France et de la Cinémathèque française. Croisant les sources fillm et non-film, ses recherches portent sur les rapports entre théâtre et cinéma, et documentaire et fiction dans le cinéma muet. Elle est membre du conseil d’administration de l’AFRHC et de Kinétraces.

 

Restauré par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et La Cinémathèque française à partir de deux copies diacétate uniques, conservées par La Cinémathèque.

Travaux en 4K menés par L’Image retrouvée (Paris-Bologne), avec le soutien du CNC.

Accompagnement musical d’après les partitions rassemblées par Gabriel Diot dans la liste musicale éditée par Pathé en 1922. Interprétation par L’Octuor de France sous la direction de Günter Buchwald. Enregistrement et mixage par Léon Rousseau (L.E. Diapason).

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.

Le programme complet ici!
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