21/10/2016

Rétrospective Alfred Machin

En partenariat avec La Cinémathèque Royale de Belgique, et durant un mois, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé met en lumière le réalisateur Alfred Machin. Cinéaste à la carrière prolifique, Alfred Machin tombe quelque peu dans l’oubli jusqu’au début des années 1990, quand le grand projet de restauration financé par la Communauté Européenne parvient à conserver 37 des 150 films qu’il a réalisé.

Né en 1877 dans les Flandres françaises, Alfred Machin débute sa carrière comme reporter-photographe à Paris. A partir de 1907 il rejoint les rangs des nombreux opérateurs-réalisateurs que la société Pathé envoie aux quatre coins du monde. Pour lui, ce sera l’Afrique.

A son retour en 1911, il continue de travailler pour Pathé et notamment sa filiale à Amsterdam puis Bruxelles. Il réalise alors le célèbre film d’anticipation « Maudite soit la guerre » deux mois avant le début du conflit. Mobilisé, il devient opérateur de guerre, filme la bataille de Verdun et initie avec quelques autres ce qui deviendra le Service Cinématographique de l’armée.

Devenu directeur du Studio de Nice, il tourne un grand nombre de films comiques avec quelques vedettes de l’époque (Little Moritz, Georges Winter ou Louis Boucat) et se spécialise, au début des années 20, dans les récits et comédies animalières dont le célèbre « Bête comme les hommes ». Il installe une vraie ménagerie à Nice dans laquelle il entraîne panthère, aigles, poules, chiens et le chimpanzé Auguste, grande star du « Manoir de la peur » ou encore « L’Enigme du mont Agel ».

Durant cette programmation exceptionnelle, seront projetés plus d’une vingtaine de films parmi les plus marquants, tirés des différentes périodes de création d’Alfred Machin.