5/05/2020

Séance Spéciale : "Paris qui dort" de René Clair (1923)

Séance spéciale

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et La Cinémathèque française présentent

Paris qui dort de René Clair (1923) 

ce mardi 5 mai, à partir de 20h30,

sur « HENRI », la 4ème salle de La Cinémathèque française

cinematheque.fr/henri 

 

Restauration 4K entreprise par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé en 2018 au laboratoire L’Immagine Ritrovata, avec le soutien du CNC.

Remerciements au British Film Institute et à Claudine Clair.

Accompagnement musical improvisé par le pianiste, compositeur et musicologue Karol Beffa.

 

« Vous êtes-vous jamais imaginé toutes les rues et tous les monuments de Paris vides et déserts, la grande ville complètement morte, les horloges arrêtées ainsi que tout mouvement humain ou mécanique ? »

L’idée est simple, mais novatrice, fruit de l’inspiration d’un jeune homme de 25 ans, René Chomette, bientôt Clair, une nuit de novembre 1922. Tourné l’été suivant, Paris qui dort donne lieu à des effets visuels surprenants et révèle déjà le talent singulier et enchanteur du cinéaste. Henri Diamant-Berger finance le film, offrant au jeune Clair une équipe artistique et technique, mais peu de moyens. Une fois montée, l’oeuvre reste sur une étagère, faute de distributeur.

C’est le succès d'entracte, présenté au Théâtre des Champs-Elysées en décembre 1924, qui permet la sortie du film par l’Agence Générale Cinématographique, avec comme double titre Le Rayon diabolique, et un métrage de 1480 m. Parallèlement, une version de 5500 pieds (1677 m) est distribuée par Astor films (Isis) à Londres fin janvier1925, quelques jours avant la sortie officielle française, début février. Ces versions issues de deux négatifs ont circulé conjointement.

Si ce joyau poétique et burlesque trouve les faveurs du public et de la critique, René Clair se montre par la suite sévère à l’égard de cette oeuvre de jeunesse qu’il considère bafouée par son producteur. En 1971, il procède à un remontage réduisant le film à 36 minutes.

La restauration de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, à partir d’une copie d’origine conservée au BFI, restitue la version anglaise de 1925, teintée et comprenant des plans inédits.