12/12/2018

Universal, un studio de légende

du 09 au 29 Janvier 2019

 

Pour démarrer la nouvelle année, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé célèbre les débuts de l’un des plus vieux studios de production et de distribution américain : les studios Universal. C’est aussi l’occasion d’honorer la mémoire de son fondateur, Carl Laemmle - disparu il y a 80 ans cette année - qui devient le premier président de la firme en 1912 puis l’unique actionnaire.

Immigré allemand devenu entrepreneur indépendant, Laemmle s’aventure dans l’industrie cinématographique avec l’acquisition de salles de cinéma de quartier, les célèbres Nickelodéon. Une bonne connaissance du public l’incite également à se lancer dans la production et la distribution de films. Il réunit ainsi les trois activités dans une même entité. Il fidélise aussi ses spectateurs en choisissant des acteurs et des actrices en vogue qui seront mis en valeur dans des films de plus en plus longs. On assiste alors à la naissance du star system hollywoodien.

Laura La Plante est une des figures emblématiques d’Universal dans les années 1920. Durant cette période, elle est la star la plus populaire du studio et elle est capable de s’illustrer dans une grande variété de genres comme le film d’horreur The Cat and the Canary (1927) ou le drame policier The Last Warning (1928) de Paul Leni qui seront présentés dans le cycle. Reginald Denny est aussi une célébrité grâce à son personnage proche d’Harold Lloyd ou de Buster Keaton. Trois films dans lesquels Denny figure au générique - The Reckless Age (1924) et Oh, Doctor ! (1925) d’Harry Pollard et What Happened to Jones? (1926) de William A. Seiter – seront présentés à la Fondation Jérôme Seydoux Pathé permettant ainsi de faire découvrir à ses spectateurs une figure marquante des studios Universal, mais aussi de la comédie burlesque.

Dès ses débuts, Universal lancera aussi de jeunes talents de la réalisation. Âgé de 22 ans, John Ford tournera ses premiers westerns et devra à Universal de pouvoir jeter les fondements de son esthétique personnelle. La Fondation présentera le plus ancien des films de John Ford retrouvé à ce jour : Straight Shooting (1917).

Erich von Stroheim est également un des cinéastes-auteurs clés d’Universal.  Il y connut son heure de gloire en tant que réalisateur mais aussi son déclin en produisant des films de plus en plus coûteux où s'exprimera librement son goût de la démesure. Il sera congédié en plein tournage de Merry-Go-Round (1923). Le réalisateur Rupert Julian finira le film accomplissant ainsi une œuvre à quatre mains.

 

 

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé avait déjà rendu hommage à Universal en présentant en 2016 les « Universal Monsters », fraichement restaurés. En redonnant vie aux premières grandes icônes, celles qui firent le succès de la marque aux origines de sa création, la Fondation souhaite à nouveau mettre Universal à l’honneur du 09 au 29 Janvier 2019.

Au programme aussi : Sensation Seekers (1927) de Lois Weber, Outside the Law (1920) de Tod Browning, The Shakedown (1929) de William Wyler, The Shield of Honor (1928) d’Emory Johnson, etc.