28/03/2015

Un réalisateur, René Leprince

 

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé présente, du 1er au 21 avril prochain, « Un réalisateur, René Leprince », dont la carrière est entièrement liée à l’histoire de Pathé. Embauché comme comédien à l’orée des années 1910, il évolue rapidement vers la mise en scène. Entre 1912 et 1914, René Leprince dirige, avec Ferdinand Zecca, certaines des plus ambitieuses productions de la Société Pathé (La fièvre de l’or, la Lutte pour la vie, Cœur de femme….)

Vers 1924, quand Pathé Consortium Cinéma, en difficulté, doit s’allier avec la Société des Cinéromans, René Leprince tourne alternativement pour ces deux maisons de production. Il réservera l’année suivante toute sa production à la Société des Cinéromans qui devient l’unique fournisseur de films pour Pathé.

Ce transfert vers la Société des Cinéromans constitue un tournant dans la carrière de Leprince. Entre 1924 et 1925, il fournit à lui seul 40 % de la production de la société. Mais l’époque n’est pas à la starisation et René Leprince demeure un « réalisateur maison ». Lui qui écrivait ses scénarios à l’époque où il réalisait pour Pathé, perd ce privilège lors de son transfert à la société des Cinéromans. Il tourne les scénarios que Cinéromans lui propose, mais n’en reste pas moins un réalisateur dont le talent est reconnu par la presse et le public de son temps.

 (La fièvre de l’or (1912), La lutte pour la vie (1914), Cœur de femme (1913), Etre ou ne pas être (1922), Titi roi des gosses (1926),  Vent Debout, La Tentation, Flirt dangereux, Le collier de la Danseuse)  et un serial Fanfan La Tulipe.

Tous les films sont présentés en 35 mm (sauf "Fanfan la Tulipe", "Flirt Dangereux" et " Le collier de la danseuse", présentés en format numérique 2K) et tous les programmes sont accompagnés au piano par les élèves de la classe d'improvisation au piano de Jean-François Zygel, en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.