FEV
  • VEN
    12
    FEV
  • SAM
    13
    FEV
  • DIM
    14
    FEV
  • LUN
    15
    FEV
  • MAR
    16
    FEV
  • MER
    17
    FEV
  • JEU
    18
    FEV
  • VEN
    19
    FEV
  • SAM
    20
    FEV
  • DIM
    21
    FEV
  • LUN
    22
    FEV
  • MAR
    23
    FEV
  • MER
    24
    FEV
  • JEU
    25
    FEV
  • VEN
    26
    FEV
  • SAM
    27
    FEV
  • DIM
    28
    FEV

PROJECTIONS

Salle Charles Pathé

Mar. 16 Février 2016 à 19h00

Mar
16
FEV
19h00
Ivan Mosjoukine dans Casanova présenté par Myriam Juan

 

 

L'Association Kinétraces présente :

IVAN MOSJOUKINE

 

 

 

 

Dans le cinéma français des années 1920 en mal de stars, Ivan Mosjoukine occupe une place exceptionnelle. Formé au théâtre, étoile du cinéma russe à l’époque tsariste, Mosjoukine émigre au début de la décennie en France, où il se forge rapidement une triple réputation comme acteur, vedette et – dans une moindre mesure – auteur de cinéma.

Vedette, il l’est assurément en tant qu’interprète principal de ses films, sujet de prédilection de la presse magazine et favori des spectateurs et des spectatrices. Mosjoukine signe ou collabore par ailleurs aux scénarios de la plupart des films qu’il tourne en France et en réalise deux, ce qui lui vaut une certaine reconnaissance en tant qu’auteur et metteur en scène. Les contemporains soulignent surtout la haute idée qu’il se fait du cinéma et son intérêt sans limite pour tout ce qui y a trait. « Cet homme-là est une véritable encyclopédie du cinéma », résume en 1927 le critique Juan Arroy.

Ce sont cependant avant tout ses talents de comédien qui impressionnent. Par son expressivité (concentrée dans son regard), Mosjoukine est alors régulièrement comparé à Séverin-Mars, disparu en 1921. Il déclare aussi son admiration pour les acteurs américains, en particulier Buster Keaton et Douglas Fairbanks. Adepte du mélange des genres, il n’hésite pas au demeurant à alterner moments de drame psychologique, scènes d’action et pirouettes burlesques.

Réalisé en 1926, Casanova est son dernier film muet français avant son départ pour les États-Unis, duquel on peut dater rétrospectivement le déclin de sa carrière. C’est une superproduction conçue pour rivaliser avec Hollywood, un film tout à la gloire de sa star (alors âgée de trente-sept ans). Entouré de fidèles collaborateurs (Alexandre Volkoff à la mise en scène, Boris Bilinsky aux costumes), Mosjoukine laisse libre cours à sa fantaisie en incarnant avec beaucoup d’entrain mais aussi d’humour le célèbre libertin. Son interprétation porte ainsi le film, tout entier placé sous le signe du plaisir et de la jouissance, du carnaval et des feux d’artifice.

 

Myriam Juan* présentera Ivan Mosjoukine dans

 

CASANOVA

1926

Durée : 2h30

Réalisateur : Alexandre Volkoff

Scénaristes : Alexandre Volkoff, Norbert Falk, Ivan Mosjoukine

Sociétés de production : Ciné-Alliance, Société des Cinéromans, Les Films de France

Interprètes : Ivan Mosjoukine, Diane Karenne, Suzanne Bianchetti, Nina Kochitz, Olga Day, Paul Guidé, Albert Decoeur, Carlo Tedeschi

Résumé : Casanova mène grand train et grande débauche dans la Cité des Doges. Choyé par les femmes, poursuivi par ses créanciers, il finit par s’attirer la foudre des maris qui conspirent auprès du Conseil des Dix pour le faire arrêter et condamner. Casanova choisit la fuite, et gagne la Russie via l’Autriche. Il s’introduit à la Cour du Tsar Paul III sous l’identité d’un modiste français, devient un familier de la Grande Catherine et assiste à sa prise de pouvoir contre son époux. Mais son démon des femmes entraîne sa disgrâce auprès de la nouvelle tsarine et, pour échapper à la prison, il doit fuir à nouveau. Revenu à Venise en plein carnaval, il multiplie les aventures au milieu d’un joyeux tumulte. Poursuivi pour avoir tué en duel un de ses rivaux, le duc de Bayreuth, il est arrêté et enfermé dans les Plombs, la sinistre prison vénitienne. Ses ami(e)s organisent son évasion. Une fois encore, il s’apprête à fuir la ville en s’embarquant sur un navire, à moins que…une belle vénitienne entrevue sur le quai ne lui fasse renoncer pour un temps à son projet d’exil ?

 

* Myriam Juan est maître de conférences en études cinématographiques à l’université de Caen Normandie et chercheuse au laboratoire du Laslar (« Lettres, Arts du Spectacle, Langues Romanes »). Elle a soutenu en 2014 une thèse portant sur la construction du vedettariat cinématographique français durant l’entre-deux-guerres (« “Aurons-nous un jour des stars ?”. Une histoire culturelle du vedettariat cinématographique en France (1919-1940) »). Elle est membre du conseil d’administration de l’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma.

 

La copie pellicule 35 mm provient de la Cinémathèque française.

 

Toutes les séances sont accompagnées au piano par les élèves de la classe d'improvisation de Jean-François ZYGEL en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

 

Pour découvrir toute la programmation de la fondation, consultez la frise chronologique ci-dessus.