7/06/2016

60 ans de cinéma Pathé, du 9 au 26 juillet 2016

Des années 10 aux années 60, La fondation Jérôme Seydoux-Pathé a choisi de revenir sur « 60 ans de cinéma Pathé » avec un choix d’actualités Gaumont-Pathé et des films qui illustreront chacune les époques traversées. Un voyage à travers l’une des plus grandes sociétés cinématographiques qui accompagne le septième art depuis sa création.

Du 9 au 26 juillet 2016, le cycle « 60 ans de cinéma Pathé » célèbrera l’illustre société du Coq. En effet, depuis l'invention des frères Lumière, Pathé a eu l'idée, dès 1896, d’envoyer des opérateurs à travers le monde pour témoigner des grands événements politiques qui le secouèrent. Du Pathé Journal de 1909 aux Pathé Magazine de la fin des années 60, c'est tout un reflet du monde qui est proposé, où se mélange autant la politique nationale ou étrangère que le sport, la mode ou la culture pour distraire les spectateurs.

Le cinéma français, quant à lui, n'aura de cesse de s'affirmer face au cinéma Hollywoodien à partir de 1914. Ainsi, en programmant des films de Maurice Tourneur, Jean Renoir, Yves Allégret pour n'en citer que quelques-uns, la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé valorise ce cinéma qu'Hollywood n'a pas su créer. S'inspirant de films de « genre » américains comme le « polar », le cinéma français a su très vite, comme le montre Tourneur dès 1932, se l'approprier jusqu'à influencer à son tour d'autres cinéastes étrangers, Le Samouraï de Melville en est le parfait exemple cité par Johnnie To ou Nicolas Winding Refn. Ce constat est d'autant plus valable pour ces films où la poésie de Prévert fait merveille comme dans Les Amants de Vérone qui n'ont aucun équivalent dans les autres cinématographies du monde.

« 60 ans de cinéma Pathé », c'est aussi célébrer la technologie française que la société du Coq a su initier.

« 60 ans de cinéma Pathé » sera donc l'occasion de revisiter certains films qui, s'ils ne sont pas emblématiques de leur temps, nous montre le cinéma français dans sa diversité et son apogée. C'est-à-dire une certaine manière de filmer, de jouer que l'on n'oserait qualifier de « Paradis Perdu ».